
ENewsletter FSCI 8-05 7-05 / 26.08.2005
"La honte du Grütli" - courrier de la FSCI au Conseiller fédéral Samuel Schmid
Le retrait de Gaza et les médias suisses.
Grand succès du ma'hané d'été.
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Nouveau cours de formation Likrat en automne - inscrivez-vous maintenant.
L'AKdH dans la presse - un article du Tages-Anzeiger.
"La honte du Grütli" - courrier de la FSCI au Conseiller fédéral Samuel Schmid
A la suite des événements survenus le 1 er août sur la prairie du Grütli, la FSCI est d'avis que la manifestation agressive des militants d'extrême droite et néonazis avaient dépassé les limites admises dans une démocratie, et elle en a fait part au Conseiller fédéral Samuel Schmid dans une lettre qu'elle lui a adressée.. La FSCI a d'autre part remercié Samuel Schmid de ne pas s'être laissé intimider et d'avoir plaidé dans son discours en faveur d'une Suisse ouverte et solidaire.
La FSCI a en outre rappelé qu'il fallait continuer à faire avancer la proposition d'extension de l'article 261bis sur l'interdiction de l'utilisation de symboles à caractère raciste, même si les partis bourgeois de droite demandent l'abrogation ou du moins l'atténuation de la norme pénale antiraciste.
Le retrait de Gaza et les médias suisses.
L'antenne Media-Watch a observé avec attention les médias suisses alémaniques ces dernières semaines et en a soigneusement analysé les émissions, les articles et les commentaires. Les reportages parus dans les médias électroniques, les journaux et les magazines étaient le plus souvent équilibrés. On peut presque parler d'un "renversement d'opinion". Ce qui ne signifie cependant pas que tout est rentré dans l'ordre. L'observation des médias est une tâche continue, qui ne doit en aucun cas être négligée, même en des temps apparemment plus tranquilles. Media Watch reste attentif et réagira en cas de besoin.
Alfred Donath, président FSCI et Thomas Lyssy, attaché de presse, ont en outre répondu aux questions des médias qui voulaient connaître l'opinion et les sentiments des Juifs de Suisse sur le retrait de Gaza.
Grand succès du ma'hané d'été 2005.
dans un monde sous-marin
Cette année, le ma'hané d'été de la FSCI a eu lieu à Flumserberg du 17 au 22 juillet et a affiché complet. Les madri'him avaient préparé des programmes ayant pour sujet le monde sous-marin. Les cuisinières Miriam Maman et Pnina Prêtre ont concocté d'excellents petits plats pour haninim et madri'him. Tout le monde a trouvé son bonheur dans les divers ateliers (dans lesquels les hanichim pouvaient teindre des T-Shirts en batik, faire des empreintes du visage ou des mains en plâtre, créer des bateaux pleins d'imagination en papier, bricoler des figurines en pâte ou fabriquer des bougies de toutes couleurs avec de la cire liquide), en participant aux si'hot, aux divers sports et soirées. L'excursion dans le labyrinthe de maïs à Wang, avec zoo pour enfants et grande place de jeu, a également eu du succès. Le temps n'a certes pas toujours répondu aux attentes des participants et les températures laissaient à désirer, mais dès que le soleil apparaissait, les hanichim sortaient dans le grand jardin pour se baigner dans la pataugeoire ou participer à des batailles de ballons. Une chasse au trésor leur a permis de découvrir quelques-uns des plus beaux sites de Flumserberg. Le jeu nocturne a familiarisé les participants avec la forêt, dans laquelle de lugubres créatures se sont promenées tout au long cette fameuse nuit.
Les enfants ont eu l'occasion de faire valoir leur côté sportif pendant l'excursion au mini golf et à la piscine couverte, lors du programme nautique de la soirée d'adieu. Heureux et fatigués, ils ont ensuite sombré dans un profond sommeil et se sont retrouvés en pleine forme le lendemain pour monter dans le car qui les ramenait à la maison.
Esther Senecky
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Il est bien connu que la CICAD est une organisation qui s'attache à lutter activement en Suisse romande contre l'antisémitisme et la diffamation de l'image d'Israël. Elle fait surtout un important travail d'information auprès de la presse et des écoles. Mais connaissez-vous la Newsletter de la CICAD ? Vous recevez quotidiennement une revue de presse électronique, souvent commentée, au-delà de la barrière des röstis,. Abonnez-vous tout simplement sous www.cicad.ch . Cette page web vous offre en outre encore d'autres informations intéressantes sur les activités de la CICAD.
Nouveau cours de formation Likrat en automne - inscrivez-vous maintenant.
Likrat a encore quelques places libres. Te plairait-il de discuter des questions juives actuelles avec des adolescents juifs de ton âge et des professionnels ? Et en parler ensuite dans les écoles ? Ce n'est qu'avec ton aide active que nous pourrons répondre aux demandes des nombreuses écoles secondaires qui aimeraient participer au projet de rencontre Likrat. Si tu habites dans une grande ville, ta participation est particulièrement importante, car tu fais une expérience précieuse - en rencontrant d'autres adolescents juifs et des classes d'écoles.
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L'AKdH dans la presse - un article dans le Tages-Anzeiger.
© Tages-Anzeiger ; 15.08.2005; page 2
L'organisation Antifa divulgue les noms des militants d'extrême droite
Les noms et adresses des militants d'extrême droite ont été divulgués. Une guérilla entre les radicaux de droite et de gauche menace-t-elle?
De Peter Johannes Meier
La semaine dernière, l'organisation Antifa Berne a fait parvenir une liste de 150 noms et adresses à certains journalistes. Cette liste divulgue les données de personnes ayant commandé au revendeur suisse White-Revolution.des bandes musicales de groupes d'extrême droite ou des habits et accessoires prisés dans les milieux néonazis
L'organisation Antifa Berne demande la clôture immédiate du site Internet White-Revolution. Les données de la liste de clients - remise clandestinement à Antifa - confirment que ces articles sont utilisés par des jeunes qui sympathisent avec les milieux d'extrême droite, mais n'y participent pas activement. Derrière cette vente par correspondance se cache Sascha Kunz, activiste bien connu et co-fondateur du PNO.
«Action irresponsable»
La manière d'agir de l'Antifa, et en particulier la remise de la liste de noms à des tiers, est critiquée par une organisation qui lutte elle-même contre les militants d'extrême droite et s'intéresse aux sites Internet problématiques - l'Action des Enfants de l'Holocauste (AKdH). «Si des listes de ce genre tombent dans de fausses mains, cela peut avoir de graves conséquences pour les personnes concernées. Certaines d'entre-elles se sont entre-temps distancées du milieu et d'autres ont commandé ces articles pour on ne sait quelle raison. Accuser ces gens d'être pratiquement des nazis est irresponsable », critique Samuel Althof de l' AKdH.
Dans une prise de position, Antifada Berne récuse ces reproches: «Il ne s'agit pas d'incriminer des adolescents de 16 ou 17 ans. Tous les clients ne sont certes pas des Nazis purs et durs.» La liste a été envoyée aux médias comme pièce à conviction et comme illustration. «Nous sommes persuadés que les journalistes traiteront ces informations avec toutes la prudence nécessaire.»
Althof ne veut en principe pas contester cette prudence des journalistes. Mais ces dernières semaines, certains médias ont lancé des campagnes qui n'avaient plus rien à faire avec la menace réelle que représentent les militants d'extrême droite en Suisse. Après les évènements du Grütli, ils ont prétendu sans beaucoup de nuances que des centaines de jeunes gens étaient des néonazis et ils accusaient certains d'entre eux d'être les instigateurs de la « honte du Grütli ». Ce qui n'est pas tout à fait juste et présente une perspective paranoïde des deux camps», dit Althof. Les promoteurs vraiment dangereux, ceux qui endoctrinent le milieu avec leurs discours, se cachent derrière les jeunes qui font du bruit.
Dans ce contexte Althof critique également le travail du journaliste suisse Hans Stutz, expert reconnu du milieu d'extrême droite. «Ses articles, souvent axés sur l'annonce de rencontres ou d'actions, sont contre-productifs et polarisent encore l'attention sur le milieu d'extrême droite ou d'extrême gauche.» Stutz n'a pas voulu s'exprimer à propos de cette critique.
Althof constate que l'ambiance est à la diffamation personnelle ou même aux débordements envers les représentants des deux camps. Un coup d'œil sur ce qui se passe en Allemagne montre à quoi cela mène. Dans ce pays, les radicaux de droite utilisent actuellement les mêmes moyens que ceux de gauche: dénonciations des activistes, menaces et publication de leurs adresses.
L'Antifa Berne ne conteste pas en principe ces contre-réactions: «Ceux qui luttent contre l'extrême droite et le racisme doivent s'attendre à être menacés ou pris à partie. Nous en sommes parfaitement conscients. »
La critique de l'AKdH peut étonner de la part d'une association que la Confédération soutient avec 80 000 francs et qui fait elle-même la chasse aux militants d'extrême droite. Et menace parfois également les jeunes gens de dévoiler leurs activités à leurs employeurs, à leurs parents ou à la justice. «Mais nous cherchons à engager le dialogue personnel avec ces gens, discutons leurs idées et les aidons aussi à se remettre dans la bonne voie», dit Althof. Ils ont ainsi réussi à sortir du milieu plus d'une trentaine de militants d'extrême droite. Et entretiennent des contacts avec une douzaine d'autres.
Discuter plutôt que diffamer
Althof fait une distinction entre ce que l'on nomme les soi-disant promoteurs et les symptomatiques. «Parler avec les premiers ne sert pas à grand chose. Ils campent sur leur position et endoctrinent les autres. Nous les observons de près et déposons plainte contre eux lorsqu'ils agissent de manière illégale.» Althof juge indiqué de faire la lumière sur les agissements de cette catégorie de gens et d'exercer une pression politique sur eux.
Il voit les choses sous un autre jour en ce qui concerne les symptomatiques: «Ils ont plus de chance de se sortir ce milieu après nous avoir parlé et qu'on leur ait montré de manière critique les dessous du milieu. Plutôt que l'expression d'une conviction politique, leur manière d'agir est plus souvent une sorte d'appel au secours quand ils vivent des circonstances difficiles.» Dénoncer ces adolescents les pousserait tout simplement à se radicaliser: «Ils se sentent persécutés et - peut-être avec raison -injustement traités.»
Notice rectificative:
Le Tages-Anzeiger a écrit que l'expert en extrémisme de droite Hans Stutz n'a pas voulu s'exprimer. Hans Stutz relève cependant qu'on lui a présenté de manière incomplète la critique exprimée dans l'article à propos de son travail, et qu'il y aurait répondu, s'il avait été convenablement informé,. Le TA regrette ce malentendu.
Merci !